Le soleil apparaît finalement au travers de ces, épais et menaçant jadis, nuages gris.
Un peu de douceur supplémentaire à cette saveur de bonheur au beau fixe depuis bientôt le temps que séparent deux solstices.
Il est dit d'usage que seule la peine pousse à frotter la mine sur le papier, pourtant, un exutoire au 'ils vécurent heureux' s'avère tellement indispensable de temps à autres. Quelques minutes pour se donner le plaisir de se savoir, littérairement, en complet bien-être, en accord parfait avec soi, avec ça, avec lui, avec les mots et sa vie.
Qu'il est bon de ne pas s'attendre à demain, de ne plus se persuader que la pluie est torrentielle et l'éclaircie furtive et vaine à s'y réchauffer le coeur.
Ils sont des instants où l'on ne se sent le mérite tout cet amour, de toute cette beauté, de toute cette passion ; même si la réciprocité de ces sentiments est plus que réelle et que ceux-ci semblent ne vouloir s'arrêter sur leurs acquis si profondément encrés toutefois dans les fondations que l'on se construit.
Chaque jour, chaque moment, une ascension à l'histoire : de plus en plus haut, de plus en plus loin l'horizon dessine les traits de ses plus beaux atraits.
La précarité de notre présence ici ne peut que renforcer les ressentis : la joie d'entendre une voix, se rassurer devant un sourire, se sentir vivre, se l'entendre dire encore et encore... jusqu'à ce que, sans aucun regret, on puisse penser que quoiqu'il arrive, désormais, on pourrait mourir.